Centre d'information communautaire d'Ottawa

Un service gratuit et bilingue permettant aux résidents de l'est ontarien de trouver des services communautaires

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Impact Communautaire dans la ville d'Ottawa


ville d' Ottawa

Date de lancement: Septembre 2008

Notre rôle dans la communauté :

Établir des liens entre les gens en leur fournissant un service d'accès médiatisé multilingue aux divers services et ressources communautaires, sociaux, gouvernementaux et de santé dans leur communauté. En partenariat avec les autorités locales de Centraide.



Exemples de succès :

Besoins spéciaux

Un certain mardi, une mère cherchant de l'aide pour son fils a pris contact avec le Centre d'information communautaire. Bénéficiaire du programme ontarien de soutien aux personnes handicapées (POSPH), elle devait acheter une nouvelle paire de souliers pour son fils, un adolescent de 13 ans. Toutes ses démarches habituelles se sont avérées vaines car elle avait besoin de souliers de pointure 16 large, une grandeur qu'on retrouve rarement dans les magasins de chaussures. Elle avait, malgré tout, retracé une seule paire de souliers disponible dans un magasin spécialisé qui offrait des pointures et des largeurs de souliers peu communes. Mais au coût de 130 $, sans compter les taxes, cela dépassait largement ses moyens financiers.

Lors de son appel, la mère recherchait une aide financière qui lui permettrait de faire l'achat de ces chaussures. Un responsable du POSPH lui avait laissé entendre que le POSPH ne pouvait lui venir en aide et lui recommanda de faire plutôt appel au Centre communautaire d'information d'Ottawa.

Nous avons envisagé les diverses pistes habituelles pour trouver l'aide pertinente, mais sans succès : il ne s'agissait pas d'un cas où l'enfant a besoin de souliers orthopédiques spéciales, il était donc inéligible pour l'obtention de subventions à des fins médicales. Par ailleurs, avoir de grands pieds n'est pas considéré comme un handicap et, par conséquent, les souliers requis ne pouvaient être considérés comme une aide de locomotion. Enfin, aucune banque vestimentaire n'avait de souliers pouvant chausser ce jeune homme. Il était maintenant jeudi, quelques jours s'étaient déjà écoulés et la mère devenait de plus en plus anxieuse. Son fils devait s'astreindre à faire rentrer péniblement ses pieds dans des souliers qui étaient beaucoup trop petits et cela produisait de douloureuses ampoules sanguinolentes à chaque fois qu'il devait sortir. Par conséquent, il passait une bonne partie de la journée enfermée chez lui car il ne disposait pas de chaussures à son pied qui lui permettrait de sortir jouer avec ses amis. La mère était d'autant plus anxieuse qu'elle avait trouvé une place subventionnée pour son fils dans un camp d'été et qu'il devait partir pour le camp dès le lundi suivant, dans à peine trois jours.

Acculés au pied du mur, nous avons décidé de faire un dernier essai : nous avons communiqué avec divers clubs sociaux qui fournissent parfois une aide spéciale lorsqu'il s'agit de jeunes. Nous avons laissé des messages de demandes d'aide un peu partout. Nous avons finalement rejoint les Chevaliers de Colomb qui ont bien voulu apporter leur aide même si ladite famille ne résidait pas dans le territoire de leur conseil. Le Grand Chevalier approuva notre demande et fit appel à un de ses membres qui s'empressa d'aller acheter les chaussures auprès du magasin spécialisé et de les livrer personnellement au domicile de la famille éprouvée. Le lendemain, la mère nous rappela pour nous dire combien elle était contente que nous ayons pu lui venir en aide alors qu'elle était désemparée à l'idée que son fils ne puisse participer au camp d'été. Elle avait perdu tout espoir que son fils puisse vivre cette expérience estivale comme les autres jeunes, Elle était maintenant grandement soulagée et ravie de la tournure des événements. Elle nous remercia à maintes reprises.




Soutien à domicile

Un jour, nous avons reçu un appel de la ville d’Ottawa, en provenance du programme Ontario au travail, la travailleuse sociale cherchait à aider une de ses clientes qui avait des problèmes de déménagement. Elle avait déjà établi que la femme avait besoin d’aide à trouver et à payer un service de déménagement professionnel. Heureusement, il s’agissait là d’un service fourni par la ville d’Ottawa dans le cadre du programme de soutiens essentiels de santé et de services sociaux. La travailleuse sociale prit donc les dispositions nécessaires pour obtenir ce service pour sa cliente. Toutefois, au cours des échanges, elle prit de plus en plus conscience que sa cliente avait besoin davantage d’aide.

Sa cliente était enceinte et sa grossesse était passablement avancée. Elle était une mère monoparentale de deux jeunes enfants, immigrante reçue et socialement isolée. Elle avait besoin de quelqu’un pour empaqueter ses boîtes car son état ne lui permettait pas de le faire elle-même et évidemment ses finances ne lui permettaient pas d’embaucher des déménageurs professionnels pour ce faire. Ces difficultés s’aggravèrent lorsqu’on apprit qu’elle devait quitter son domicile dans les trois prochains jours. La contrainte du temps impliquait qu’on ne pouvait faire appel à certaines ressources en raison de la situation d’urgence.

On effectua de nombreux appels afin de lui venir en aide. On constata qu’il n’existe pas, dans la communauté, de service d’aide qui répond à ce genre de besoin particulier. À deux jours de la date limite, nous avons pu trouver une femme de sa communauté qui accepta, par simple générosité et grandeur d’âme, de l’aider à empaqueter ses biens. On prit les dispositions nécessaires pour que la bénévole soit au rendez-vous tôt le lendemain matin. La mère monoparentale était très reconnaissante pour tout ce que nous avons accompli pour l’aider à réussir son déménagement dans les circonstances.




Isolement social

Une autre fois, nous avons reçu un appel d'une mère qui nous exposa son problème particulier.

Elle a un fils adolescent qui souffre de troubles graves dûs à l'anxiété. Il n'avait pas quitté la maison depuis plusieurs mois, sinon pour aller chez les médecins et les psychiatres. Les psychiatres avaient suggéré à la mère de trouver un conseiller qui pourrait travailler avec son fils à domicile et le convaincre petit à petit à sortir de la maison pour participer à des activités de courte durée.

La mère ne sait plus où donner de la tête car, selon son dire, elle a lancé des appels à l'aide un peu partout dans la communauté, mais elle n'a pu trouver nulle part une personne disposée à venir aider son fils à domicile. Notre première démarche fut de lui demander où elle avait appelé pour de l'aide. Nous voulions d'abord savoir si toutes les ressources disponibles avaient été sollicitées. Elle nous communiqua sans délais la liste des organismes sollicités et nous avons pu constater que, de fait, toutes les ressources reconnues au niveau communautaire avaient été contactées. À notre demande à savoir si elle pouvait assumer des frais d'accompagnement pour une personne qui viendrait visiter son fils, elle répondit que oui.

Nous avons donc communiqué avec le "Ontario Psychological Association" car nous savions qu'elle offrait un service d'aiguillage. Nous y avons obtenu une liste des psychologues oeuvrant dans la ville d'Ottawa auprès d'adolescent(e)s souffrant de troubles dûs à l'anxiété. Nous avons ensuite transmis cette liste à la mère désemparée. Elle était très heureuse de recevoir cette liste et nous indiqua que notre aide concrète lui avait redonné du courage et de l'espoir.




Crise

Une responsable de librairie avec café Internet nous appela un bon jour parce qu'elle ne savait quoi faire avec une femme qui faisait du grabuge dans son établissement. La femme voulait qu'on l'aide à écrire une lettre au premier ministre de l'Ontario pour obtenir de la marijuana à des fins médicales. Elle voulait obtenir de l'argent du gouvernement pour payer la marijuana. La femme ne cessait de répéter qu'elle allait mourir et qu'elle avait besoin de l'aide de la responsable de la librairie. La responsable ne savait trop quoi faire. Elle voulait bien apporter son soutien à la femme car elle était évidemment une itinérante qui passait un mauvais quart d'heure. Toutefois, la visiteuse accablée était dans son magasin depuis déjà plusieurs heures et devenait de plus en plus excitée.

Nous avons appris que cette femme était une personne qui vivait dans un foyer pour sans-abri près du magasin. La responsable communiqua avec l'établissement pour y obtenir des renseignements et des conseils utiles, mais en vain. La responsable de la librairie nous rappela; elle était de plus en plus agacée par la présence de cette intruse.

La spécialiste de l'information et de l'aiguillage qui répondit à l'appel était bien consciente que l'organisme qui apportait déjà son aide à cette femme offrait aussi un service de soutien externe à leurs clients. Cela voulait dire que dans certaines circonstances, des employé(e)s de l'organisme allaient trouver une personne identifiée et la ramenait au centre d'hébergement pour sans-abri afin qu'elle puisse recevoir l'aide appropriée. La spécialiste communiqua donc avec l'organisme, les informa qu'elle appelait au nom de la responsable de la librairie qui avait pris contact avec eux auparavant et leur expliqua à nouveau l'état de la situation. Ils reconnurent la gravité de la situation et acceptèrent d'envoyer une personne pour aller chercher la femme en détresse et la ramener au centre d'hébergement. La spécialiste rappela la responsable de la librairie pour l'aviser qu'une personne était en chemin pour cueillir la visiteuse dérangeante. La responsable de la librairie était enfin soulagée et nous remercia pour l'aide précieuse que nous lui avions apportée tout au cours de cette expérience éprouvante.




Éducation

Une appelante a composé le 2-1-1 en soirée à la recherche de cours d'anglais langue seconde offerts à Ottawa. Je lui ai présenté quelques options, dont un centre d'évaluation linguistique pour les nouveaux arrivants. La cliente m'a avisée qu'elle travaillait avec un groupe de nouveaux arrivants dans le but de les aider à s'installer à Ottawa. Je l'ai alors informée que le 211 est un service multilingue, disponible dans plus de 150 langues, et qu'il est disponible 7 jours sur 7. L'appelante était ravie. Elle m'a raconté qu'elle est au Canada depuis 15 ans et qu'elle a toujours souhaité qu'il y ait un tel service. Elle poursuivit en me disant que dans le passé, elle se posait souvent des questions par rapport aux divers services à Ottawa et qu'elle avait éprouvé de la difficulté à trouver des réponses. Elle m'a assuré que dorénavant elle signalerait le 2-1-1 pour trouver ses réponses, et qu'elle encouragerait les autres à faire de même.